Salut,
As-tu déjà eu cette impression, en flânant dans les allées de nos « temples de la beauté » et dans les aléas de nos algorithmes sur notre écran, que la plupart des clichés publicitaires tentent, encore aujourd’hui, de faire de nous des spécimens ?
Je m’explique :
On essaie de jouer avec notre inconscient, bien ancré dans les stéréotypes des normes sociales : « virils » pour les uns, « délicats » pour les autres. Comme si notre peau, cet organe qui, pour le meilleur et pour le pire, habille notre intériorité unique, pouvait se réduire à une simple question de genre.
On essaie encore de nous appâter avec des « perfections » qui ne nous ressemblent pas, qui ne nous définissent pas, de nous faire croire que notre valeur réside dans notre capacité à correspondre à des stéréotypes éculés.
Et si, au lieu de nous laisser manipuler par ces stratagèmes marketing, on choisissait de célébrer notre unicité, et d’oser affirmer que notre bien-être ne dépend pas de produits mascarades, mais de notre capacité à nous accepter ? Un monde où on redéfinit ce qu’est une étiquette, où les produits de beauté seraient conçus pour répondre aux besoins de chaque individu, sans distinction de clichés.
Alors, mes cher·ère·s, levons nos bouteilles et pots de sérum hydratant à l’émergence d’une beauté plus authentique, plus inclusive, plus humaine.
D’un homme poilu à l’allure stoïque, mais à la peau précieusement hydratée.
Claude Bégin